LES LACHES
S’il avait fallu un événement pour démontrer l’asservissement de nos troupes de dégénérés appelés « journalistes » faute d’autre dénomination, nul doute que la soi-disant « conférence de presse » de notre Président De Funèsque, nous aura définitivement éclairé.
Jugez-en: des dizaines de moutons bêlants, armés de stylos tremblants, assis sur leur convictions de redresseurs de torts, plantés sur la notion de leur propre engagement, rivés sur le parquet ciré des despotismes de la cinquième République. Un brin fiers d’être là, après tout ça n’arrive pas à tout le monde de caresser le cul des strapontins, un tantinet gênés de prendre la place de vrais emmerdeurs qui n’ont rien à perdre que le risque de se faire entendre.
Il étaient tous là, à la cour, pour se montrer et cacher leur couardise qui n’est qu’une courtoisie mal placée. Pas une question qui dérange, pas un éclair de verbe, que du verbiage sans sel.
Rien sur le chômage, exit la précarité, dehors les protestations, inconnues les revendications, sacrilège les luttes. Rien sur le peuple, qu’un sentiment de satisfaction après quatre ans inutiles. Et ces cohortes infâmes, muettes au moment du rendez-vous populaire.
Que de la communication élyséenne, car la saison est à la reconquête de l’opinion, et qu’il faut donner du vent, des affaires étrangères pour faire croire qu’on attend quelque chose d’un homme qui n’a jamais abouti aucune idée.
Que devraient attendre les administrés du G20 d’un Président incapable de répondre aux fausses questions d’un auditoire bridé ?
Pauvres diables de scribouillards, pauvre crème des élites pensantes, pauvres arguties de pacotille, pauvres limités du ciboulot qui vendangent les interrogations des gens d’en bas.
Invitées à la grand-messe du Président, les cohortes de forçats du clavier, représentantes d’une certaine presse, pouvaient avoir une excuse à trop vouloir enfiler la combinaison du parfait plongeur en apnée d’idées. Le Grand Ordonnateur des lieux voulait une Conférence mondiale, Mondiale qu’il la voulait…
Le drame de cette simagrée infantile aura été que dorénavant, les grands dossiers de la planète ne trompent plus personne. La taxe sur les transactions financières, autrefois taxe Tobin, ressortie du chapeau pour l’occasion, aura la fin de la taxe carbone, instituée le temps d’une idylle jamais consommée avec des écolos à la botte. La régulation de l’économie globalisée est une autre nébuleuse qui n’affole que les colloques dorés du seizième arrondissement. Le tackle exhortant le FMI à plus de volontarisme vis à vis des pays pauvres, à une surveillance des déséquilibres mondiaux et des flux de capitaux est un coup d’épé dans l’eau saumâtre des potentats.
Comme le menu de cette conférence à l’auditoire anesthésié aura été une indicible litanie, le dessert se chargea de remplir les estomacs ainsi que les papiers vides des téléscripteurs ambulants. Le protocole mit les petits fours dans les grands plats et la presse mal dans son assiette. Le Chef de proposer une série télé de seconde zone, de dispenser sa culture de bazar, d’exposer sa science de la pierre à feu. Car il est cultivé notre De Funès, il ne s’agirait pas que le peuple de France eut un dirigeant de série B.
Et notre presse de japper de plaisir, nos affamés de petites histoires de boire les paroles et les bulles du phénomène de cirque, perdu dans les fastes de la béatitude. Au petit jeu du comique de rôle, le boss se montra intarrissable et pour dissoudre toute tentative de rupture du charme et de la feuille de route programmée, le drône à script proposa qu’on passe à table.
Les journalistes qui s’empiffraient d’éclairs mais pas de génie ne relevèrent pas l’affront de la mise en lampe à huile et s’en jetèrent un autre derrière la cravate. A qui ne dit rien consent, nos poètes disparus sont passés maîtres, nos parachutes dorés de la plume sont gagnants à tous coups, face à cette horripilante procession des barons du verbe, on ne peut que se prosterner, de honte, d’une génuflexion factice, à vouloir tracer le sol d’une future barricade.
Tant que les pouvoirs pourront se gargariser sur le ventre mou et consentant des médias, le peuple se verra écarté des vrais choix de société, non pas seulement invités à l’aune des mascarades institutionnelles. Tant qu’une clique d’insdustriels pourront se payer des danseuses d’images et de son, se masquer derrière une encre invisible sur des pages indolores alors la démocratie ne sera qu’illusion, la liberté de savoir un privilège à puissants.
Tant que les dinosaures du microcosme, et des écrans plats, se cramponneront à leur statut de stars déclinantes, les colleurs d’affiches du changement de programme seront bradés à la bourse aux idées. Cette expérience nauséabonde de pûre langue de bois aura au moins planté le décor du marasme politique ambiant, de cette connivence insoutenable entre pouvoir politique et pouvoir économique; la gente bavardante n’étant qu’un maillon de la chaîne d’asservissement des opinions.
En somme, cette journée de dupes était sans doute destinée à entrer de droit dans les oubliettes de l’histoire de la République.
Bravo J.L. Mélenchon pour votre courage, il faut en avoir pour affronter ces élites médiocratiques. N. Demorand, ce fils de diplomate agrégé et « arrivé » est bien loin de comprendre la population qui souffre et craint l’avenir. Merci J.L. Mélenchon pour votre colère salutaire, pour votre indignation (comme dirait quelqu’un d’autre), pour votre projet politique difficile, pour avoir claqué la porte du PS. Les prochaines élections seront peut être mes dernières, je suis pessimiste car beaucoup ne votent déjà plus, Je compte sur vous pour les réveiller. Fraternellement, Lucie
LES LACHES
S’il avait fallu un événement pour démontrer l’asservissement de nos troupes de dégénérés appelés « journalistes » faute d’autre dénomination, nul doute que la soi-disant « conférence de presse » de notre Président De Funèsque, nous aura définitivement éclairé.
Jugez-en: des dizaines de moutons bêlants, armés de stylos tremblants, assis sur leur convictions de redresseurs de torts, plantés sur la notion de leur propre engagement, rivés sur le parquet ciré des despotismes de la cinquième République. Un brin fiers d’être là, après tout ça n’arrive pas à tout le monde de caresser le cul des strapontins, un tantinet gênés de prendre la place de vrais emmerdeurs qui n’ont rien à perdre que le risque de se faire entendre.
Il étaient tous là, à la cour, pour se montrer et cacher leur couardise qui n’est qu’une courtoisie mal placée. Pas une question qui dérange, pas un éclair de verbe, que du verbiage sans sel.
Rien sur le chômage, exit la précarité, dehors les protestations, inconnues les revendications, sacrilège les luttes. Rien sur le peuple, qu’un sentiment de satisfaction après quatre ans inutiles. Et ces cohortes infâmes, muettes au moment du rendez-vous populaire.
Que de la communication élyséenne, car la saison est à la reconquête de l’opinion, et qu’il faut donner du vent, des affaires étrangères pour faire croire qu’on attend quelque chose d’un homme qui n’a jamais abouti aucune idée.
Que devraient attendre les administrés du G20 d’un Président incapable de répondre aux fausses questions d’un auditoire bridé ?
Pauvres diables de scribouillards, pauvre crème des élites pensantes, pauvres arguties de pacotille, pauvres limités du ciboulot qui vendangent les interrogations des gens d’en bas.
Invitées à la grand-messe du Président, les cohortes de forçats du clavier, représentantes d’une certaine presse, pouvaient avoir une excuse à trop vouloir enfiler la combinaison du parfait plongeur en apnée d’idées. Le Grand Ordonnateur des lieux voulait une Conférence mondiale, Mondiale qu’il la voulait…
Le drame de cette simagrée infantile aura été que dorénavant, les grands dossiers de la planète ne trompent plus personne. La taxe sur les transactions financières, autrefois taxe Tobin, ressortie du chapeau pour l’occasion, aura la fin de la taxe carbone, instituée le temps d’une idylle jamais consommée avec des écolos à la botte. La régulation de l’économie globalisée est une autre nébuleuse qui n’affole que les colloques dorés du seizième arrondissement. Le tackle exhortant le FMI à plus de volontarisme vis à vis des pays pauvres, à une surveillance des déséquilibres mondiaux et des flux de capitaux est un coup d’épé dans l’eau saumâtre des potentats.
Comme le menu de cette conférence à l’auditoire anesthésié aura été une indicible litanie, le dessert se chargea de remplir les estomacs ainsi que les papiers vides des téléscripteurs ambulants. Le protocole mit les petits fours dans les grands plats et la presse mal dans son assiette. Le Chef de proposer une série télé de seconde zone, de dispenser sa culture de bazar, d’exposer sa science de la pierre à feu. Car il est cultivé notre De Funès, il ne s’agirait pas que le peuple de France eut un dirigeant de série B.
Et notre presse de japper de plaisir, nos affamés de petites histoires de boire les paroles et les bulles du phénomène de cirque, perdu dans les fastes de la béatitude. Au petit jeu du comique de rôle, le boss se montra intarrissable et pour dissoudre toute tentative de rupture du charme et de la feuille de route programmée, le drône à script proposa qu’on passe à table.
Les journalistes qui s’empiffraient d’éclairs mais pas de génie ne relevèrent pas l’affront de la mise en lampe à huile et s’en jetèrent un autre derrière la cravate. A qui ne dit rien consent, nos poètes disparus sont passés maîtres, nos parachutes dorés de la plume sont gagnants à tous coups, face à cette horripilante procession des barons du verbe, on ne peut que se prosterner, de honte, d’une génuflexion factice, à vouloir tracer le sol d’une future barricade.
Tant que les pouvoirs pourront se gargariser sur le ventre mou et consentant des médias, le peuple se verra écarté des vrais choix de société, non pas seulement invités à l’aune des mascarades institutionnelles. Tant qu’une clique d’insdustriels pourront se payer des danseuses d’images et de son, se masquer derrière une encre invisible sur des pages indolores alors la démocratie ne sera qu’illusion, la liberté de savoir un privilège à puissants.
Tant que les dinosaures du microcosme, et des écrans plats, se cramponneront à leur statut de stars déclinantes, les colleurs d’affiches du changement de programme seront bradés à la bourse aux idées. Cette expérience nauséabonde de pûre langue de bois aura au moins planté le décor du marasme politique ambiant, de cette connivence insoutenable entre pouvoir politique et pouvoir économique; la gente bavardante n’étant qu’un maillon de la chaîne d’asservissement des opinions.
En somme, cette journée de dupes était sans doute destinée à entrer de droit dans les oubliettes de l’histoire de la République.
Bravo J.L. Mélenchon pour votre courage, il faut en avoir pour affronter ces élites médiocratiques. N. Demorand, ce fils de diplomate agrégé et « arrivé » est bien loin de comprendre la population qui souffre et craint l’avenir. Merci J.L. Mélenchon pour votre colère salutaire, pour votre indignation (comme dirait quelqu’un d’autre), pour votre projet politique difficile, pour avoir claqué la porte du PS. Les prochaines élections seront peut être mes dernières, je suis pessimiste car beaucoup ne votent déjà plus, Je compte sur vous pour les réveiller. Fraternellement, Lucie