Avant de charger matraque levée
Avant de lacrymogéniser le manifestant gai et révolté
Une bonne bière
CRS, une bière à la santé des manifestants !
Vendredi 15 octobre, en marge des manifestations lycéennes, au Perreux-sur-Marne, des CRS se sont offerts une pause binouze sur le trottoir. Une nouvelle forme de délinquance ?
Vendredi 15 octobre, vers 13h30, dans la paisible ville de Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), un cortège de lycéens et de quelques enseignants en grève défilait avenue Ledru-Rollin, pour rejoindre la gare, à une centaine de mètres de là.
Le long de l’avenue, trois cars de CRS stationnaient. Les jeunes défilent très tranquillement mais les policiers, une petite vingtaine, ont alors demandé fermement aux habitants de la rue de ne pas sortir de chez eux : « C’est dangereux ! », ont-ils clamé.
Dangereux, vraiment ?
Bien peu apparemment. Alors que la manifestation lycéenne n’était pas terminée, et que la rue Ledru-Rollin était toujours bloquée, des CRS s’offrent une pause et sortent les canettes de mousse sur un coin de trottoir. Sous les regards des habitants, outrés : « Des lycéens les ont vus », « Ces CRS n’ont aucune morale ! ». « J’apprends à mon fils à ne pas boire d’alcool comme ça, dans la rue, mais si les CRS donnent le mauvais exemple, ça va être difficile de l’éduquer ». « Ils auraient au moins pu se cacher, boire dans leur camion ! ».
Les habitants ont été d’autant plus surpris que les policiers ne se sont pas contentés d’une bière. D’après plusieurs témoignages, ils n’auraient pas cessé de boire de 13h30 à 15h. Puis, ils sont allés chanter dans leurs camions.
Qui plus est, dans le cas présent, les joyeux drilles buvaient dans l’exercice de leurs fonctions, en uniforme ! Et comme le stipule le règlement général d’emploi de la Police nationale, « sont prohibés l’introduction, la détention et la distribution de boissons alcoolisées dans les locaux et véhicules de police, ainsi que leur consommation, en tout lieu, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice des fonctions. »
Les voyous sont partout, ma bonne dame.
À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.
NE LAISSONS PAS FAIRE !
Début juin 2010, les parlementaires auront entre les mains l’avenir du service public de l’électricité.
En effet, débutera dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.
Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas – plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) -, le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.
Si la loi passe, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.
Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d ‘électricités vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.
C’est une première d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.
Trois points cruciaux sont en question :
- Point n° 1 : les tarifs
Les tarifs vont mathématiquement augmenter puisqu’il est reconnu que la concurrence ne peut s’exercer parce qu’ils sont trop bas. Quelque soit le prix de rachat, tous les fournisseurs chercheront à faire une marge. Des chiffres circulent déjà et les fournisseurs de tous bords se frottent les mains.
Cela touchera lourdement tous les usagers et risque de porter un coup supplémentaire au secteur industriel, déjà mal en point, quand on sait que le prix de l’électricité est un facteur important de localisation industrielle.
Déjà certains industriels annoncent que, dans ce cas de figure, ils préféreront transférer leurs usines dans des pays qui leur permettent une stabilité et une visibilité à long terme à un tarif intéressant, comme le Canada ou les Etats-Unis, voir d’autres pays d’Europe.
L’originalité de la France dans cette affaire, c’est d’accepter d’auto saborder son avantage compétitif, son système électrique.
- Point n° 2 : les investissements
Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !
- Point n° 3 : la clause de destination
La loi stipule que les fournisseurs accédant à la « rente nucléaire » devront justifier d’un portefeuille de clients équivalent sur le territoire national.
Tout le monde sait pertinemment que cette clause ne tient pas juridiquement, et qu’au moment opportun elle sera remise en cause et permettra à n’importe quel fournisseur d’aller spéculer partout en Europe.
Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ?
Le résultat de ce mauvais compromis risque de mettre à mal, non pas l’entreprise EDF mais toute l’organisation du secteur électrique.
La CGT des Mines et de l’énergie vous propose d’agir, en partageant les informations que vous venez de lire et/ou de voir, en participant au sondage ci-contre et en signant la pétition en ligne.
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