Education – Enfance

Mardi 7 septembre, des gendarmes de la brigade d’Auvers-sur-Oise se présentent dans quatre écoles élémentaires de la commune d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise). C’est jour de grève nationale, et les pandores viennent relever le nombre d’enseignants grévistes.

La même scène se rejoue dans quatre autres communes de ce département. Une pratique, sinon illégale, à tout le moins non prévue par la loi, qui scandalise syndicats et élus de gauche. Et qui vient s’ajouter aux interventions « inédites » des forces de l’ordre dans les enceintes scolaires.

Des enseignants « choqués »

Dalila Moro, directrice de l’école élémentaire Vavasseur d’Auvers-sur-Oise, raconte :

« Les gendarmes sont arrivés vers 8h50 dans la cour de l’école. Nous avons de bonnes relations avec eux, ils viennent souvent pour intervenir sur la sécurité routière. »

Quand ils lui expliquent la raison de leur venue, elle refuse « d’obtempérer » :

« Ils n’ont pas insisté et sont repartis. A aucun moment ils n’ont fait preuve d’agressivité. »

D’autres enseignants, eux, ont lâché les informations et le regrettent.

Laurence Béré, directrice de l’école Les Aunaies à Auvers, raconte :

« Deux jeunes gendarmes sont arrivés dans la matinée. Ils n’avaient pas l’air très à l’aise, ils m’ont demandé le nombre de grévistes. J’ai été prise de court et j’ai répondu “aucun”. Mais j’ai refusé d’indiquer qui faisait grève parmi le personnel municipal. »

Ce n’est que plus tard, en discutant avec ses collègues, que la directrice réalise l’anormalité de la situation : « On était tous choqués. »

Les enseignants informent aussitôt leur supérieur hiérarchique, l’inspecteur de circonscription de Saint-Ouen, Philippe Mauget, qui en réfère à l’inspecteur académique. D’autres enseignants préviennent, eux, les syndicats.

Des communes victimes d’« enquêtes » de gendarmerie

« Il n’y a pas que Auvers-sur-Oise ! » révèle le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Val-d’Oise. Kamel Ould-Bouali a été averti de la venue de gendarmes dans les écoles d’au moins quatre communes du Val-d’Oise : Jouy-le-Moutier, Auvers-sur-Oise, justeà côé Méry-sur-Oise, Ecouen et Ezanville. Il se déclare « très étonné par cette démarche qui ne rentre pas dans le cadre légal des missions de gendarmerie ».

A Jouy-le-Moutier, le maire Gilbert Marsac explique que les gendarmes se sont adressés aux services scolaires de la municipalité pour connaître le nombre de grévistes, mais ne se sont pas rendus dans les écoles, « malgré la consigne qu’ils avaient reçue. »

Les directeurs et directrices d’école doivent-ils communiquer des informations, relatives à un mouvement social, aux services de police ou de gendarmerie ? Non, aucune, selon les syndicats.

Depuis 2008 et la loi sur le service minimum d’accueil (SMA) en cas de grève, mise en place par Xavier Darcos, il est demandé aux enseignants du premier degré grévistes de se déclarer à l’inspection d’académie 48 heures à l’avance afin de permettre aux communes d’organiser un service minimum d’accueil si elles ont choisi de le mettre en œuvre et si le taux d’enseignants grévistes est supérieur à 25%.

Kamel Ould-Bouali rappelle fermement :

« Il n’y a aucune disposition concernant les forces de l’ordre dans ce texte. C’est uniquement l’employeur qui doit être informé de l’intention de faire grève, et personne d’autre. »

La brigade de gendarmerie d’Auvers-sur-Oise n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Un maire écrit à Brice Hortefeux

Jean-Pierre Béquet, maire socialiste d’Auvers-sur-Oise, a adressé le jour même un courrier à Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, afin de l’informer « d’un événement tout à fait anormal dans sa commune » et de sa « désapprobation sur ce type de méthodes ». Ce même courrier a été adressé au préfet du Val-d’Oise et à l’inspecteur d’académie.

Le maire explique :

« Nous sommes une petite commune de 7 000 habitants, nous n’avons aucun contentieux avec la gendarmerie, c’est la première fois que cela se produit. J’ai voulu alerter le ministre et avoir des réponses afin que ces pratiques détestables ne se produisent plus. »

Il se demande si tout cela n’est pas lié aux difficultés qu’il a à appliquer le service minimum d’accueil (SMA).

Mais pourquoi le Val-d’Oise, alors que tous les départements de France comptent des communes qui rechignent à appliquer ce SMA ? Mystère… Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp, n’a pas reçu de signalements de faits similaires dans d’autres départements en

France.

Bien que l’obligation légale d’assurer un service minimum d’accueil existe depuis la loi de 2008, il s’agit d’une démarche volontaire des maires de mettre en place ou non ce service. Dès la première application de cette loi, les maires des petites communes avaient pointé la difficulté de disposer d’un personnel suffisant et qualifié dans l’encadrement des enfants.

Bien que Nicolas Sarkozy ait promis en novembre 2008 de « trouver une solution » pour les petites communes, certaines se sont retrouvées déférées par les préfets devant les tribunaux administratifs.

Sur les quatre communes touchées par ce phénomène, trois sont gérées par des maires PS plutôt réfractaires au SMA ; la dernière est UMP et applique bien le SMA.

« Initiative sans conséquence […] de quelques gendarmes »

Le SNUipp95 a adressé un courrier à l’inspecteur d’académie du Val-d’Oise lui demandant d’engager une démarche auprès du préfet, « afin qu’une mise au point définitive soit faite quant aux prérogatives des forces de l’ordre en la matière ».

Selon le maire d’Auvers-sur-Oise, le directeur de cabinet du préfet serait mal à l’aise et la brigade de gendarmerie d’Auvers-sur Oise aurait avoué « avoir eu des ordres d’en haut lieu ».

A la préfecture du Val-d’Oise la réaction, tient en deux phrases :

« Il s’agit d’une initiative sans conséquence, prise dans le cadre de leur mission de renseignements, par quelques gendarmes. Le colonel de groupement de gendarmerie a donné des instructions pour que cela ne se renouvelle pas. »

Difficile de croire que quelques gendarmes zélés ou désœuvrés aient décidé, un beau matin, d’effectuer une visite scolaire sans avoir reçu de consigne.

Photo : une marelle à Toronto (Duchamp/Flickr)

ESSAI DE PLAIDOYER POUR LA GRATUITE DE LA RESTAURATION SCOLAIRE

par Daniel MANGIONE, Syndicaliste, Parti de Gauche 21.

Avertissement :

Ce texte n’a aucune prétention scientifique, ni médicale, il s’appuie sur quelques données chiffrées issue de recherches sur Internet et les émissions du « Magazine de la santé » produites par la 5ème chaîne de télévision.

8 millions d’être humains vivent en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays, auxquels nous pouvons ajouter tous ceux dont les revenus ne permettent pas d’accéder à une nourriture de qualité suffisante, satisfaisant aux critères minimums pour espérer vivre à peu près en bonne santé, pendant la durée de leur vie. Rappelons que l’espérance de vie est en moyenne de 8 à 10 ans inférieurs dans la classe ouvrière que dans les professions d’encadrement, intellectuelles et libérales.

Par contre, l’objectif peut prétendre à une ambition politique permettant de réfléchir et d’agir pour la construction d’une partie essentielle d’un projet d’une autre société en partant d’une préoccupation qui marque chaque pas de l’homme depuis ses origines à nos jours : Manger pour vivre ou survivre.

Comment dépasser et sortir du : «manger » quand on peut, ce qu’on peut, si on peut, qui date de bien avant le temps des cavernes ?

Comment construire le début de cette société qui peut permettre à tous les êtres humains quelles que soient leurs conditions sociales, leurs origines, d’avoir le DROIT DE MANGER (BIEN) comme le Droit de respirer de l’air (non pollué), le droit de boire de l’eau  (potable).

DROIT de MANGER

Pour construire ce DROIT, il est nécessaire de partir de l’existant ici en France, et de tracer les pistes qu’il faudrait suivre et énumérer autant que possible toutes les modifications politiques, économiques, sociales, culturelles, aptes à bousculer et transformer l’existant.

Essayons de pointer les étapes à franchir :

Permettre à tous les enfants quels que soient les revenus de leurs parents d’accéder gratuitement à la restauration scolaire (de la maternelle à l’université) sans obliger les uns à prouver qu’ils sont pauvres pour y avoir droit et en subir l’humiliation, ni les autres à avoir la prétention d’y avoir accès parce qu’ils sont moins pauvres ou plus riches.

Manger à l’école, doit être considéré aussi indispensable que le droit d’étudier grâce au système d’éducation nationale de la république.

A partir de là que pouvons-nous constater ?

Dans le système éducatif, un casse-tête parmi d’autres pour tous les gestionnaires d’établissements scolaires : comment récupérer les nombreux impayés des pensions et demi-pensions des familles en difficulté ?

Avec la gratuité, finies les procédures de contentieux, de démarches multiples qui demandent des heures de travail administratif, beaucoup de vexations pour les parents et les enfants vus comme des malfaiteurs. Gains de temps aussi, moins de démarches administratives fastidieuses pour calculer les quotients familiaux : qui payent et combien ?

Ce n’est pas grand chose en apparence mais ça peut permettre d’utiliser ce temps à d’autres tâches socialement utiles.

Objection de certains : « Oui mais ça serait aussi gratuit pour les riches ?? » ; Eh oui ! Car c’est avec les impôts des parents les plus riches que tous les enfants pourraient manger à leur faim, au moins tous les jours des 36 semaines de scolarité. Et répétons-le ça permettrait à ceux qui n’ont pas les moyens de payer, de ne pas être obligés de prouver sans arrêt qu’ils sont pauvres, pour être reçus comme tous les autres enfants à la table commune.

C’est une nouvelle logique sociale qui prévaudrait.

Combien ça coûte ?

Vraie question à laquelle on peut oser répondre : RIEN

Ca peut même rapporter gros à terme en éliminant en grande partie les causes des dépenses de santé. Mais regardons plus avant les conséquences pour la santé et les coûts pour la société de la pauvreté sociale et même culturelle, des millions d’individus amenés à détériorer leur santé pour se nourrir.

MANGER, oui, mais bien manger pour sa santé : Il n’est point besoin aujourd’hui grâce à l’avancée des connaissances médicales et scientifiques de faire de très longues démonstrations sur le rôle essentiel que joue la nature de l’alimentation des êtres humains sur leur santé, la qualité et la durée de leur vie. Point besoin non plus de rappeler avec trop de démonstration à l’appui combien les inégalités alimentaires dans le monde causées par un système qui n’a comme règle que la recherche du profit, pour lequel tout est marchandise et qui laisse mourir de faim 10 enfants chaque minute dans le monde.

Quand il est prouvé scientifiquement que c’est dès l’enfance et l’adolescence que se construit l’état de santé de l’adulte, pour beaucoup conditionné par la manière de s’être nourri dans la période de croissance.

Comment ne pas essayer de comprendre et prendre conscience que ce même système est responsable de la mort prématurée de millions d’être humains dans les sociétés dites développées, comme l’est notre pays la France. La profondeur de l’écart, entre les niveaux de vie et donc des capacités et des moyens en qualité à se nourrir, aboutit à ce que ce soit dans les classes populaires « les plus défavorisées » que l’espérance de vie est la plus courte. Que les maladies cardio-cérébro-vasculaires sont les plus fréquentes, dues pour l’essentiel (sans parler de tabagisme ou alcoolisme) à une alimentation de mauvaise qualité ; avec de véritables poisons à effets progressifs et souvent irréversibles que sont l’absorption massive de graisses saturées et ou insaturées trans1, de sucres rapides dès le plus jeune âge, pendant l’adolescence et après…

Sans prétendre développer un long discours sur les méfaits de cette alimentation, la plupart du temps imposé par les monopoles de l’agroalimentaire, s’adressant en masse aux populations modestes, essayons d’en approcher les causes.

Le résultat en matière de santé publique aboutit à une véritable hécatombe.

Un tiers des décès dans le monde et entre 150 à 180 000 en France sont d’origine cardio-vasculaire, 130 000 accidents vasculaires cérébraux, suivis par un décès sur 3 sont la cause de plus de 50 % de handicaps chez les adultes chaque année dans notre pays.

C’est l’équivalent d’un véritable génocide chaque année, avec un coût incalculable en souffrances humaines, en arrêts de travail, en perte d’efficacité économique, en coût par dizaines de milliards d’€uros pour la santé publique et la sécurité sociale.

C’est un paradoxe insupportable dans une société dite évoluée comme la notre, c’est parmi les 8 millions de pauvres, les chômeurs que s’abrège en plus leur espérance de vie, contraints de s’alimenter avec des produits véritables poisons pour leur santé, parce que les moins chers et les plus mis à leur disposition y compris dans les Restos du Cœur. D’un côté des milliers de bénévoles se « décarcassent » sans compter pour permettre à des millions d’êtres humains de manger et survivre tout en abrégeant par ailleurs inexorablement leur espoir de durée de vie en absorbant des aliments mauvais pour leur santé. Cela n’enlève rien au travail courageux de toutes celles et ceux  qui militent contre la faim, qui méritent le respect.

L’obésité fait des ravages dans les classes populaires, chômeurs, Rmistes, etc…. La mauvaise nourriture ajoutée à l’angoisse, le stress quotidien pour essayer d’y arriver et de faire vivre ses enfants le moins mal possible, contribuent à dégrader tout  autant le moral, le mental que l’équilibre biologique et physiologique dans les familles défavorisées.

Et pourtant, notre pays est riche, sa production agroalimentaire, agricole, maraîchère, animalière, est largement en capacité d’alimenter sa population avec des produits sains et de qualité, respectant les saisons, les traditions et les cultures culinaires.

APPRENDRE A MANGER.

Apprendre et pouvoir bien se nourrir, devient aussi vital à notre époque que savoir lire, écrire, compter… « Il est plus difficile de se remplir [la tête], quand on a le ventre vide ».

L’apprentissage à une alimentation saine et équilibrée doit être aussi dans le rôle de l’Education nationale. Pour cela la gratuité à la restauration scolaire comme première condition doit nécessairement s’accompagner par une éducation à la restauration saine et équilibrée indispensable pour la santé et la qualité de vie.

Pourquoi ne pas consacrer par exemple une heure de cours au minimum par semaine ? Dès l’école primaire, relier directement l’apprentissage de l’écriture, de la lecture, du calcul à partir des produits alimentaires composants les repas, suivi au cours des années d’un enseignement à la diététique et à la gastronomie (locale notamment).

Initier une démarche alimentaire de qualité pour la santé, biologique, écologique, de proximité.

Les structures et l’organisation de la restauration scolaire et universitaire permettent grâce à l’utilisation de groupements d’achats de fournir de A à Z tous les produits pour la cuisine. Cela peut permettre la mise en place d’une exigence de produits locaux ne nécessitant pas et ne faisant pas appel à des produits transportés sur des milliers de kilomètres. Privilégiant les légumes et fruits de cultures biologiques, produits locaux de même pour les viandes…

Les quantités nécessaires à acheter permettent de négocier des prix intéressants influents sur les coûts de revient des repas à partir d’un budget alimentaire financé publiquement (prix moyen de revient d’un repas complet dans un collège aujourd’hui = 1.76 €uros, réf./mars 2010)

Pris en charge directement par l’Etat. Au fur à mesure des économies des dépenses de santé réalisées grâce à cette alimentation saine et équilibrée, budgétisée en dépense au départ, les effets positifs sur la suite permettraient rapidement de constater un solde positif.

Aujourd’hui un chiffrage exact des économies de santé qui pourrait être réalisé est possible.

Cette gratuité pourrait être appelée à se développer par la suite dans toute la restauration collective, restaurants d’entreprises, des administrations, hôpitaux, maisons de retraite.. Pourquoi pas dans les quartiers, envisager des restaurants républicains (pour remplacer les Restos du cœur) ouverts à toute la population.

LA CULTURE ALIMENTAIRE DES L’ECOLE ne manquerait pas d’avoir des répercussions positives tout au long de la vie.

Le mot d’ordre pourrait être par exemple le suivant : bien manger de la maternelle jusqu’à la maison de retraite en évitant au maximum l’hôpital.

Aujourd’hui dans notre pays riche : si « plus personne  n’a le droit d’avoir froid et d’avoir faim… »

On peut et c’est possible faire autrement que d’obliger des millions d’être humains de prouver qu’ils sont pauvres pour espérer un peu de nourriture en faisant la queue dans les restos du cœur.

Permettre par la libération de la crainte permanente d’être privé du minimum vital, condition première pour aller à la prise de conscience politique et sociale.

Démontrer par le réel que la satisfaction des besoins humains passe aussi inexorablement par la protection de la nature, pour toujours mieux la transformer intelligemment et durablement au service de tous ceux qui ne peuvent vivre sans elle, c’est-à-dire tous les êtres vivants.

POUR CONCLURE ET RESUMER

  • Gratuité de la restauration scolaire pour permettre à tous les enfants de la maternelle à l’université de manger des repas équilibrés et avec des produits sains ;
  • Education pour bien se nourrir sans s’en rendre malade ;
  • Economiser des milliards sur les dépenses de santé et de sécurité sociale. Eviter d’énormes souffrances physiques humaines et morales ;
  • Développer l’agriculture de proximité, les cultures maraîchères et élevages biologiques.

En un mot, passer du discours écologique théorique éloigné des préoccupations quotidiennes vécues par tous ceux, très nombreux, hantés par la crainte de ne pas pouvoir nourrir leurs familles et la mettre à l’abri des besoins essentiels que la vie impose, à l’action concrète qui peut faire naître le changement par la prise de conscience du possible.

Mais là peut commencer pourquoi pas un autre plaidoyer ?

Celui pour une écologie, libérée…

Libérée de la source de nouveaux profits que le système capitaliste ne manque pas d’y trouver en la détournant de ses objectifs pour en faire une marchandise comme les autres.

Libérée du carriérisme politicien écolo-libéraux telle « Europe écologie » allant jusqu’à approuver la taxe carbone initiée par Rocard (PS) – Juppé (UMP) et bien d’autres leurres encore…

Nota bene: Ce texte sous forme d’essai ne demande bien sûr qu’à être source de critiques sur son contenu.

Son enrichissement est soumis à chacun-e- qui en sera destinataire. Si par la suite il peut mériter une publication plus large, il appartiendra en accord avec l’auteur, à toutes celles et ceux qui y contribueront de décider en commun, de la suite possible et souhaitable.

Y compris pourquoi pas en l’inscrivant en clair dans un programme de portée politique participant pour une autre société.

Ces objectifs ont déjà figuré en clair dans le programme de « l’Autre Gauche en Bourgogne » pour les élections régionales alliant à la fois : Revendications sociales et écologiques par la gratuité de la restauration scolaire et la gratuité des transports en commun.

Ce texte peut contribuer à ne pas en rester-là, le temps seulement d’une campagne électorale.

Il faut savoir !

Une information édifiante ! POSTES AUX CONCOURS DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Le nombre de postes aux concours du privé (CAFEP) a été publié (pas en même temps que le nombre de postes aux concours du public, mais cette fois-ci ce n’est peut-être pas anodin…). Alors que le nombre de postes au CAPES externe (enseignement public) est en légère diminution (5.006 postes cette année contre 5.095 l’an dernier), et toujours largement inférieur au nombre de départs en retraite, le nombre de postes au CAFEP-CAPES (concours externe du privé), lui, est cette année multiplié par deux et même plus (1.260 postes contre 569 l’an dernier) !

Répartition 2010 : http://www.education.gouv.fr/cid4588/contrats-offerts-cafep-capes.html

Répartition 2009 : http://www.education.gouv.fr/cid48867/cafep-capes-session-2009.html

Il n’y avait jamais eu autant de postes au CAFEP depuis au moins 2004 (statistiques sur le site du Ministère), alors qu’on continue à supprimer massivement des postes dans le public.

Quelques exemples précis par discipline :

  • lettres modernes : 40 postes en moins au concours du public, et dans le même temps 126 postes en plus au concours du privé (200 postes contre 74 l’an dernier) ;
  • anglais : 42 postes en moins pour le public, 52 postes en plus pour le privé (95 postes contre 43 l’an dernier) ;
  • philo : nombre de postes dans le privé multiplié par 4 (20, contre 5 l’an dernier), alors que le public n’offre que 32 postes.

Les économies budgétaires ne concernent-elles que certains secteurs de l’Éducation (le secteur public) ?

Le Ministère compte-t-il médiatiser, assumer et justifier cette différence de traitement entre le public et le privé ?

Source http://antiliberal.over-blog.net/