Shimon Peres, un assassin fatigué, mais qui avait encore la force d’ordonner les massacres de Gaza, il y a peu….
http://vigie.degauche.free.fr/wp-content/documents/video/bengourion2.flvLe National Labor Committee dénonce les conditions de travail de l’usine chinoise KYE qui produit des périphériques informatiques pour Microsoft et plusieurs marques américaines. Les étudiants recrutés par l’usine travaillent plus de 80 heures par semaine pour 37 centimes d’euro de l’heure (0,5 dollar). Les cadences sont telles (130 souris par heure) que des salariés épuisés dorment parfois à même leur poste de travail durant les pauses. Les ouvriers sont hébergés dans des dortoirs collectifs plus que sommaires et ne disposent pas de douches.
Le National Labor Committee a publié une étude détaillée sur les conditions de travail dans l’usine chinoise KYE qui sous traite la production de Microsoft et d’autres entreprises américaines. [1]
Durant cette enquête de trois ans réalisée dans l’usine KYE située à Dongguan, des photos sans précédent, prises clandestinement dans l’usine, montrent des adolescents épuisés, endormis à leur poste sur leur ligne d’assemblage durant les pauses.
- KYE recrute des centaines d’étudiants âgés 16 et 17 ans, qui travaillent par vacations de 15 heures, de six à sept jours par semaine à la fabrication de webcams, souris et autres périphériques. Certains de ces travailleurs semblent être âgés seulement 14 ou 15 ans. Une vacation typique se déroule de 7 heures 45 à 22 heures 55. La plupart des étudiants travaillent pour trois mois, mais certains restent plus longtemps.
- Outre les étudiants, KYE préfère embaucher des femmes âgées de 18 à 25 ans, qui sont considérées comme plus facile à discipliner et à contrôler.
- Les salariés indiquent qu’avant la récession, ils passaient 97 heures par semaine dans l’usine, dont 80 heures et demie au travail. En 2009, les travailleurs passaient 83 heures par semaine à l’usine, dont 68 heures de travail.
- Les travailleurs sont payés 65 centimes de dollars de l’heure, ce qui revient à un salaire net de 52 centimes de l’heure, après déductions pour la nourriture fournie par l’usine.
- Les employés doivent se présenter très tôt le matin pour effectuer des exercices de type militaire qui ne sont pas rémunérés. L’encadrement contrôle chaque seconde de leur vie.
- Le rythme de travail est exténuant : les travailleurs doivent remplir leur objectif obligatoire de 2000 souris Microsoft produites par vacation. Durant l’été, les températures atteignent 30°C dans l’usine et les travailleurs sont trempés de sueur.
- Les agents de sécurité harcèlent sexuellement les jeunes femmes. Les salariés ne sont pas autorisés à parler, écouter de la musique ou aller aux toilettes pendant les heures de travail. La liberté de mouvement est restreinte et les travailleurs ne peuvent quitter l’enceinte de l’usine pendant les heures réglementées.
- Les salariés doivent se partager à quatorze des dortoirs sommaires et malpropres, et dormir sur d’étroits lits superposés. En guise de « douche » ils doivent se contenter d’eau chaude dans un petit seau en plastique et d’une éponge de bain. Les salariés déclarent que la nourriture est affreuse.
La direction de KYE affirme que les conditions de travail dans l’usine sont excellentes, et qu’elles sont en pleine conformité avec la législation du travail en Chine. Mais les jeunes femmes décrivent l’usine comme une prison, où tous ceux qui le peuvent fuient dans les six mois. Il est pratiquement impossible de trouver un salarié qui soit resté dans l’usine plus d’un an ou deux. Comme d’habitude, les codes de conduite adoptés par Microsoft, HP et l’Electronics Industry Council n’ont aucun effet.
Source http://contreinfo.info
Alors que le discours dominant impute la situation économique critique de la Grèce à une mauvaise gestion camouflée par un trucage des comptes publics, Karl Müller l’analyse comme la conséquence de politiques extérieures au pays. Classiquement, il met en cause le rôle des agences de notation pour favoriser la spéculation. Surtout, et c’est beaucoup plus moins connu, il met en cause la politique économique agressive de Berlin qui a enrichit l’Allemagne au détriment de ses plus petits partenaires de la zone euro.
Athènes, début février 2010. Partout dans cette ville de plus de 3 millions d’habitants qui explose littéralement, on rencontre des gens aimables, ouverts, communicatifs et travailleurs. Sont-ils responsables de ce que l’Union européenne cloue leur pays au pilori ? Est-ce leur faute si depuis quelques semaines, leur pays fait la une des journaux de manière si négative ? Ou les vrais responsables se trouvent-ils ailleurs ?
Qui sont ces fameuses « agences de notation » ?
Le 11 février, le président du groupe socialiste du Parlement européen Martin Schulz a, au cours d’une interview au Deutschlandfunk, déclaré ceci : « Vous avez mentionné les agences de notation qui, semble-t-il, ont abaissé la note de solvabilité de la Grèce. Je voudrais bien parler ce matin avec les chefs d’Etat et de gouvernement [ils se sont réunis le 11 février pour s’entretenir de la crise financière de la Grèce] pour savoir qui sont ces agences de notation et quel intérêt elles ont à déclarer que les mesures sont inefficaces, qu’il faut augmenter le taux d’intérêt des prêts qui seront accordés un jour ou l’autre soit par des pays soit par des banques privées. Quelqu’un va les recevoir, ces intérêts, mais qui ? Qui a intérêt à ce qu’on augmente les taux ? Les agences de notation. Mais qui sont-elles ? C’est une de ces petites questions que je pose en passant car on n’en débat jamais. »
La faute incombe-t-elle aux spéculateurs sur les monnaies ?
Rudolf Hickel, spécialiste de gauche des questions financières, a exprimé ses craintes en déclarant le 11 février au Spiegel Online : « Une faillite de la Grèce pourrait causer la ruine de tout le système de l’euro ». Selon le média allemand, toute l’agitation à propos de la Grèce a été provoquée volontairement par ceux qui spéculent sur les monnaies, « car les bénéficiaires d’une éventuelle faillite de l’Etat sont avant tout ceux qui spéculent en Bourse sur les monnaies. Selon Hickel, « plus le pays est petit, plus il est livré brutalement aux spéculateurs. […] Après la Grèce, l’Espagne et l’Italie seront dans la ligne de mire des spéculateurs. »
Le capital financier agit de son propre chef
Pour le chef des socialistes européens, c’est un dilemme : d’une part, ils s’accrochent de toutes leurs forces à l’UE et à l’euro pour leurs projets de gouvernement mondial. D’autre part, le capital financier — les responsables socialistes sont toujours à son service — agit de son propre chef et on ne sait jamais avec certitude pour ou contre quoi il se décide dans tel ou tel cas. Actuellement, pas tellement pour l’euro, mais plutôt pour le dollar ? On dit que les Etats-Unis vont, cette année, lancer pour 2,5 billions d’emprunts d’Etat. C’est énormément d’argent et la concurrence augmente sur les marchés financiers. En tout cas, cela donne un coup de fouet aux affaires. Hickel dit simplement : « Les spéculateurs ne visent pas un cours particulier de l’euro qui reflèterait adéquatement l’activité économique. Ils tirent beaucoup plus de profits d’un cours extrêmement instable. » Selon le Neue Zürcher Zeitung du 11 février, la Bourse des marchés à terme de Chicago, qui est déterminante pour le négoce des dérivés monétaires, parie actuellement plus que jamais contre l’euro.
On fait des affaires avec les intérêts
On fait aussi des affaires avec les intérêts. En avril et mai 2010 seulement, des emprunts de l’Etat grec à hauteur d’environ 40 milliards arrivent à échéance qui devront être remboursés au moyen de nouveaux emprunts, de nouveaux crédits, cependant plus à 3% mais à 6% environ. Les prêteurs appellent cela « prime de risque » à cause de la dette publique grecque. A vrai dire, ils doublent ainsi leurs profits car jusqu’ici, la Grèce a toujours payé. Il paraît que cette année, un total de 2,2 billions d’emprunts d’Etat arrive à échéance dans le zone euro. Une grande partie devra être financée en recourant aux marchés financiers. Si le monde de la finance réussissait ici aussi — au Portugal, en Italie et en Espagne et également en France et en Belgique, peut-être même en Allemagne — à faire grimper les taux d’intérêt, avec l’aide des agences de notation ? 1% de plus, cela représente déjà 22 milliards d’euros. Ce serait une affaire formidable … en tout cas aussi longtemps que les peuples et les Etats participeront à ce jeu sinistre. Et qu’est-ce qui se passerait si l’euro ne pouvait plus être soutenu, si l’UE s’effondrait et si par exemple la Grèce ne remboursait plus ses dettes qu’à des conditions équitables ?
L’Allemagne a profité de l’euro … au détriment d’autres pays
L’Allemagne avant tout perdrait énormément de sa puissance. Son industrie exportatrice tout particulièrement a profité considérablement jusqu’ici de l’UE et de l’introduction de l’euro. Actuellement, les exportations représentent environ 50% du PIB.
Le journal Junge Welt titrait même, le 9 février : « Faillite made in Germany. La menace d’effondrement des finances publiques d’Etats d’Europe du Sud est la conséquence directe de la politique agressive de l’Allemagne en matière de commerce extérieur ». Dans l’article, on pouvait lire ceci : « Depuis des décennies, Berlin mène une politique économique agressive fondée sur les exportations. […] Le plus grand débouché pour le capital allemand, c’est l’UE. […] La monnaie commune européenne a privé les pays de la zone euro exposés à cette offensive exportatrice allemande de la possibilité de rétablir la compétitivité de leur économie en procédant à une dévaluation de leur monnaie. L’énorme déséquilibre économique qui en est résulté se manifeste de manière éclatante à travers la Grèce, cette candidate à la faillite qui, en 2008, a importé des marchandises allemandes pour 8,3 milliards d’euros alors que ses exportations ne s’élevaient qu’à 1,9 milliard d’euros.
Pour l’auteur de l’article, une cause importante du « succès » allemand réside dans une « stratégie d’appauvrissement du marché intérieur : Entre 2002 et 2008, les salaires bruts ont augmenté en moyenne de 15,2% en Allemagne, mais de 31,9% dans l’ensemble des pays de l’UE. »
L’euro conduit à un contrôle total des Etats de l’UE
La grande industrie allemande « a besoin » de pays comme la Grèce, mais à la longue, cela ne fonctionne que si la politique allemande peut contrôler de plus en plus ces pays. Et c’est à cela que sert l’actuelle politique de la carotte et du bâton : le bâton des restrictions pour la population, celui du contrôle par des commissaires européens pour le gouvernement. Le nouveau président de l’UE Hermann van Rompuy a déclaré après le sommet de Bruxelles : « Nous demandons au gouvernement grec d’appliquer toutes ces mesures de manière rigoureuse et déterminée. » Mais la carotte a également été présentée lors de la réunion du 11 février des chefs d’Etat et de gouvernement : « Nous n’abandonnerons pas la Grèce », a déclaré la Chancelière allemande Angela Merkel (communiqué officiel).
Cela veut dire que l’Allemagne fait savoir qu’en cas d’insolvabilité de la Grèce, elle est prête à l’aider financièrement … afin de soutenir l’euro et mais sans doute pas par solidarité.
Et quel en est le prix ? L’inflation ? Encore plus de sacrifices pour le contribuable allemand, et avant tout au détriment des travailleurs ? Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies (CEPS) de Bruxelles, a fait savoir au Manager Magazin allemand en quoi consistait la « maîtrise de la crise » dans des pays comme la Grèce : « Il s’agit précisément de baisse des salaires dans le secteur privé. C’est pour moi l’essentiel. » Et il ne pensait pas seulement à la Grèce.
Les leaders socialistes européens vont louer cela comme étant un acte de solidarité. Les chefs de gouvernement socialistes des Etats européens, à la veille de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, avaient demandé une « aide » d’urgence pour la Grèce (et les autres pays du sud de l’Europe dont il était question à la une des journaux). En effet notons-le bien : les socialistes européens veulent aussi l’UE et l’euro.
Le gouvernement allemand aspire-t-il à un statut de puissance mondiale ?
Revenons encore une fois à l’Allemagne. L’Agence de Renseignement privée états-unienne Stratfor Global Intelligence a publié le 8 février une analyse intéressante sur le rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde (« Germany’s Choice »). Pendant des décennies, l’Allemagne a été le trésorier (coupable) de l’Europe sans y jouir d’un poids politique réel, mais maintenant, elle n’est plus un « observateur passif muni d’un carnet de chèques ». Merkel est la première Chancelière qui gouverne « libérée du poids des péchés passés ». Elle n’est plus disposée à payer pour l’Europe « au détriment des intérêts allemands ».
Mais elle paiera malgré cela, ou plutôt à cause de cela, pour la Grèce. Il serait certes « intelligent » que l’Allemagne cesse de payer et que l’UE et l’euro s’effondrent, mais sans l’UE et l’euro, l’Allemagne ne pourrait plus prétendre au statut de puissance mondiale. (A vrai dire, la population n’y tient pas.) Cependant, le gouvernement Merkel y tient et le prix que les autres Etats de l’UE doivent payer pour cela est le contrôle absolu de l’Allemagne sur la Banque centrale européenne et par là même sur les budgets de tous les pays de la zone euro.
Mais ne voyons-nous pas se profiler ici une mégalomanie qui s’était déjà manifestée jadis en Allemagne ? Qu’est-ce qui rend le gouvernement allemand si certain qu’il ne pourra pas se trouver bientôt au bord de la faillite ? Où existe-t-il des plans sinistres de la droite et des Verts en vue d’un renouveau « allemand vert » qui ne recule devant rien ?
Mais revenons à la Grèce. Lors des manifestations contre le plan de rigueur imposé par l’UE au nouveau gouvernement, on pouvait lire ou entendre des slogans comme « Nous n’accepterons pas le chômage et la pauvreté pour permettre au capital monopoliste de faire de gros profits » ou : « Nous ne payerons pas un centime pour la ploutocratie ». Le secrétaire général du syndicat grec des fonctionnaires Adedy a déclaré : « Ils ont promis que les riches paieraient mais au lieu de cela, ils se servent chez les pauvres. C’est cette politique que nous combattons, pas la tentative de surmonter la crise. »
Les Grecs en ont assez de l’UE
La Grèce a-t-elle une chance de s’en tirer au sein de l’UE et de la zone euro ? Guère ! Un article paru dans le Neue Zürcher Zeitung du 12 février et intitulé « La zone euro, zone de conflits » a une fois encore rappelé un défaut fondamental de l’euro : Contre toute raison économique, l’introduction de l’euro devait permettre de créer un super-Etat européen. L’euro devait contraindre les Etats à harmoniser de plus en plus leurs politiques. Mais c’était chimérique dès le début : « Les tensions au sein de l’union monétaire européenne sont plus ou moins le résultat du fait que les politiques ont toujours vu dans l’union monétaire un instrument destiné à accélérer et à imposer l’intégration politique de l’Europe. On a fait un usage abusif de l’institution monétaire afin de viser des objectifs situés au-delà de la politique monétaire, ce qui représente un danger pour la stabilité de la monnaie et pour l’économie. »
Il est possible que si la Grèce sortait de l’UE, elle subirait dans un premier temps un certain nombre d’inconvénients économiques et autres, mais si elle reste dans l’UE, les inconvénients se multiplieront considérablement. Les Athéniens disent qu’ils en ont assez de l’UE, et c’est normal. Ne se fier qu’à ses propres forces et jouir de la liberté est plus digne que mener de plus en plus une vie d’esclaves.
Karl Müller
Source http://www.voltairenet.org/fr
Il faut savoir !
Une information édifiante ! POSTES AUX CONCOURS DANS L’ÉDUCATION NATIONALE
Le nombre de postes aux concours du privé (CAFEP) a été publié (pas en même temps que le nombre de postes aux concours du public, mais cette fois-ci ce n’est peut-être pas anodin…). Alors que le nombre de postes au CAPES externe (enseignement public) est en légère diminution (5.006 postes cette année contre 5.095 l’an dernier), et toujours largement inférieur au nombre de départs en retraite, le nombre de postes au CAFEP-CAPES (concours externe du privé), lui, est cette année multiplié par deux et même plus (1.260 postes contre 569 l’an dernier) !
Répartition 2010 : http://www.education.gouv.fr/cid4588/contrats-offerts-cafep-capes.html
Répartition 2009 : http://www.education.gouv.fr/cid48867/cafep-capes-session-2009.html
Il n’y avait jamais eu autant de postes au CAFEP depuis au moins 2004 (statistiques sur le site du Ministère), alors qu’on continue à supprimer massivement des postes dans le public.
Quelques exemples précis par discipline :
- lettres modernes : 40 postes en moins au concours du public, et dans le même temps 126 postes en plus au concours du privé (200 postes contre 74 l’an dernier) ;
- anglais : 42 postes en moins pour le public, 52 postes en plus pour le privé (95 postes contre 43 l’an dernier) ;
- philo : nombre de postes dans le privé multiplié par 4 (20, contre 5 l’an dernier), alors que le public n’offre que 32 postes.
Les économies budgétaires ne concernent-elles que certains secteurs de l’Éducation (le secteur public) ?
Le Ministère compte-t-il médiatiser, assumer et justifier cette différence de traitement entre le public et le privé ?
Source http://antiliberal.over-blog.net/
Au lendemain de la débâcle de la droite aux Régionales, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il ne touchera pas au bouclier fiscal alors que des interrogations sur le devenir de ce dispositif se multiplient au sein de sa majorité parlementaire. A gauche, c’est attaque tous azimuts contre ce système fiscal.
585 millions d’euros divisés par 16.500 = environ 35.000 euros. C’est le montant du chèque qu’ont reçu ou que n’ont pas eu à débourser en moyenne en 2009, ceux qui sont éligibles (16.500 contribuables) à ce dispositif appelé “bouclier fiscal”.
A la lecture de ces informations, les allocataires du RMI (Revenu minimum d’insertion) ou RSA (Revenu de solidarité active), APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et PCH (Prestation de compensation de handicap), ne comprendront sans doute pas pourquoi l’Etat doit quatre milliards d’euros à l’ensemble des conseils généraux de France et ce au titre de leur allocation (d’un montant souvent bien modeste).
Ce schéma comparatif peut paraître simpliste, il l’est, mais il n’en demeure pas moins choquant pour un gouvernement qui multiplie les réformes, maintient une politique économique en faveur des entreprises et réduit les dépenses publiques en transférant ses prérogatives aux collectivités locales, mais pas les budgets qui vont avec.
Ainsi, l’Etat dépouille peu à peu les conseils généraux des moyens financiers de leur politique sociale et familiale. C’est aux Départements de faire le sale travail : réduire les subventions aux associations et diminuer ses missions non obligatoires. La réforme territoriale (entrée en vigueur de la collectivité territoriale en 2014) a entre autres pour objectif “de mettre ces collectivités locales au service de l’Etat, c’est avant tout cela la recentralisation”.
Le bouclier fiscal et les dettes des Conseils généraux ont été l’objet de débats houleux au Parlement et à l’ADF (Association des Départements de France). Le dispositif fiscal a été attaqué de tous les côtés au Parlement, à droite et à gauche.
A l’ADF, plusieurs présidents de Conseil généraux dont un UMP, ont décidé d’intenter une procédure contre l’Etat : application de la décentralisation et celle de l’article 72-2 de la Constitution (principe d’autonomie financière des collectivités locales). La résistance se prépare, leur arme fatale : les élections présidentielles de 2012.
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